Claude Pigeon, prêtre
18 Feb
18Feb

Entrer dans le désert n’est pas fuir le monde. C’est parfois la seule manière de redevenir libre. 

En ce premier dimanche du Carême, l’Évangile nous conduit vers un nord intérieur : un espace de silence, de dépouillement et de vérité où se clarifie ce qui nous tient vraiment debout.

« Jésus fut conduit par l’Esprit au désert pour être tenté par le diable. » (Mt 4, 1-11) 

Nous avons souvent une image dramatique du désert : épreuve, tentation, combat.
Mais le désert est d’abord un lieu de vérité. 

Un lieu où les distractions tombent.
Un lieu où l’on ne peut plus se raconter d’histoires.
Un lieu où l’on redécouvre ce qui nous tient vraiment debout. 

Dans l’Évangile, Jésus ne fuit pas le désert. Il y est conduit.

Il n’y va pas pour se punir,
mais pour clarifier sa liberté. 

Le désert ne nous enlève rien d’essentiel.
Il nous aide à retrouver ce qui compte. 

Il y a des saisons dans nos vies où tout semble plus silencieux, plus dépouillé, parfois plus fragile.

Ce ne sont pas toujours des échecs.
Ce sont parfois des traversées. 

Et dans ces traversées, une question demeure : 

Qu’est-ce qui me nourrit vraiment ?
Qu’est-ce qui me rend libre ?
Qu’est-ce que je veux choisir, en conscience ? 

Le Carême n’est pas un temps de tristesse.
C’est un temps d’ajustement intérieur. 

Un temps pour redécouvrir que notre liberté ne se mesure pas à ce que nous possédons, mais à ce que nous choisissons. 

Bon Carême!

Claude

Février 2026

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