Marcher dans la fidélité!
Il arrive que l’enthousiasme soit réel…
et que le chemin devienne ensuite plus exigeant.
Le dimanche des Rameaux nous fait entrer dans ce passage.
La foule acclame Jésus.
On agite des rameaux.
On espère.
Mais déjà, l’ombre de la Passion se profile.
La foi ne nous évite pas les passages difficiles.
Elle nous apprend à les traverser.
« Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu. » (Mt 27, 54)
Cette semaine, j’ai observé un gros banc de neige… qui ne fond pas vite.
Pourtant, les journées sont plus longues.
La lumière a changé.
Le soleil est plus chaud.
On sent que le printemps s’en vient.
Mais le banc de neige est encore là.
On sait qu’il va fondre…
mais lentement.
Il faut laisser le temps faire son travail.
Le dimanche des Rameaux, c’est un peu comme ça.
Il y a une lumière d’espérance.
La foule acclame Jésus.
On agite des rameaux.
Il y a de la joie.
Mais nous savons déjà que l’épreuve s’en vient.
En quelques jours, l’atmosphère change complètement.
L’enthousiasme laisse place au rejet.
La foule acclame… puis elle condamne.
Entre les rameaux et la croix, il y a le chemin de la fidélité.
C’est cette fidélité, au cœur de la Passion du Christ, que nous contemplons en ce dimanche.
Elle nous aide à entrer dans la Semaine sainte,
à marcher pas à pas avec le Christ,
vers le Golgotha,
vers le tombeau,
vers la Résurrection.
Dans le récit de la Passion, tout semble fragile.
Pierre veut suivre Jésus… mais il découvre sa peur.
Pilate hésite… mais il cède à la pression.
La foule change rapidement.
Mais au cœur de tout cela, Jésus demeure libre.
Il ne répond pas à la violence par la violence.
Il reste fidèle à sa mission.
Il révèle un Dieu qui ne renonce pas à aimer, même lorsque l’amour semble refusé.
La fidélité de Dieu est plus solide que nos hésitations.
La Semaine sainte nous rappelle que Dieu n’est pas présent seulement dans les moments lumineux.
Il est là aussi dans les passages plus exigeants :
dans nos questions,
dans nos fragilités,
dans nos découragements.
Le Christ ne nous demande pas d’être parfaits.
Il nous invite à marcher avec lui.
Un pas à la fois.
En entrant dans cette Semaine sainte, nous pouvons peut-être nous poser simplement cette question :
Où suis-je appelé à demeurer fidèle, même lorsque le chemin devient plus exigeant ?
Bonne Semaine sainte !
Claude