Rien n'est perdu!
Le matin de Pâques ne commence pas par une explication.
Il commence par une rencontre.
Le tombeau est ouvert.
La pierre est roulée.
Et, là où l’on croyait que tout était terminé, Dieu a déjà commencé quelque chose de nouveau.
Dans l’icône byzantine de la Résurrection, le Christ ne sort pas simplement du tombeau :
il descend au plus profond de la nuit humaine pour relever Adam et Ève, symbole de toute l’humanité.
Aucun enfermement n’est définitif.
Aucune blessure n’a le dernier mot.
Aucune nuit n’est sans aurore.
La Résurrection ne nie pas la croix.
Elle la traverse.
Elle proclame que l’amour est plus fort que la mort,
que la lumière est plus forte que l’obscurité,
que la vie est plus forte que tout ce qui semble la contredire.
Aujourd’hui, une porte s’ouvre dans l’histoire humaine.
Une porte s’ouvre aussi dans nos vies.
Là où quelque chose semblait scellé.
Là où nous avions cessé d’espérer.
Là où nous avions appris à vivre avec un peu moins de lumière.
Le Ressuscité nous rejoint exactement là.
Et il nous prend par la main.
Que la paix du Christ vivant traverse nos peurs,
relève ce qui est blessé en nous,
et fasse renaître la confiance.
Rien n’est perdu lorsque Dieu ouvre un passage.
Joyeuses Pâques.
Claude